Go to main content

Triste record : le nombre de victimes de mines et d'armes explosives augmente de 75% en un an

Mines et autres armes Prévention Santé Urgence
Le nombre de nouvelles victimes de mines et vestiges de guerre non explosés a augmenté de 75% en un an. Le 4 avril, Journée internationale contre les mines, Handicap International a appelé la communauté internationale à cesser d'utiliser des armes explosives dans les zones peuplées, une pratqiue dont les civils sont les principales victimes.
Un jeune garçon amuté de la jambe droite, soigné par un kinésithérapeute de Handicap International in een woonkamer

Le nombre de nouvelles victimes de mines et vestiges de guerre non explosés a augmenté de 75% en un an. Le 4 avril, Journée internationale contre les mines, Handicap International a appelé la communauté internationale à cesser d'utiliser des armes explosives dans les zones peuplées, une pratqiue dont les civils sont les principales victimes.

Le 'Landmine Monitor 2016', rapport publié par l’Observatoire des mines, rend compte de l’augmentation vertigineuse en 2015 du nombre de nouvelles victimes de mines et restes explosifs de guerre. Cette augmentation de 75 % par rapport à 2014, s’explique par des bilans particulièrement lourds dans les zones de conflit en Afghanistan, en Libye, en Syrie en Ukraine et au Yémen.

Incluant des armes interdites comme des mines antipersonnel et des bombes à sous-munitions, l’utilisation des armes explosives en zones peuplées tue et blesse à 90 % des civils. Les bombardements et pilonnages laissent des restes explosifs de guerre (REG) qui contaminent durablement des vastes parties de territoire longtemps après les combats ou un conflit. Dans les quartiers ou les villages touchés par un bombardement, la présence de ces restes explosifs de guerre ne menace pas seulement la vie des civils : elle rend impossible le retour à une vie sociale et économique normale.

Déminage en Irak

Depuis janvier 2014, plus de 4.5 millions d'Irakiens ont fui la violence dans leur pays. Entre-temps,plus de 500.000 d'entre eux sont retournés dans leur région d'origine. " Pour cette population, les restes explosifs de guerre vont constituer une menace permanente pendant encore de longues années" explique Jean Van Wetter, directeur général de Handicap International belgique. " En janvier 2017, Handicap International a pu envoyer des équipes de déminage en Irak avec le soutien du gouvernement belge. Grâce à ces actions de déminage, nous pouvons réduire les risques pour les familles qui rentrent chez elles."

En plus des actions de déminage, Handicap International sensibilise aussi la population à cette problématique et avertit les habitants des dangers des restes explosifs de guerre.

Campagne 'Stop aux bombardements de civils !'

Le 15 mars 2017, Handicap International a lancé une campagne internationale destinée à réunir 1 million de signatures pour dire « stop aux bombardements des civils ». Ces signatures seront ensuite remises aux décideurs politiques en septembre 2018. Handicap International œuvre au sein de la coalition INEW (International Network on Explosive Weapons) à inciter les Etats à s’engager à mettre fin à l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées. Tout le monde peut nous aider à atteindre cet objectif en signant la pétition 'Stop aux bombardements de civils'.

Handicap International appelle tous les États et les groupes armés à arrêter l'utilisation, la vente et le transport des mines antipersonnel et armes à sous-munitions. Nous leur demandons de condamner ou de faire pression sur leurs alliés afin qu'ils cessent d'utiliser ces armes.

Pour aller plus loin

« Avec la guerre, les gens se sont renfermés sur eux-mêmes… »
© Gilles Lordet / HI
Mines et autres armes Réadaptation

« Avec la guerre, les gens se sont renfermés sur eux-mêmes… »

Suad Al-Qadri est conseillère en soutien psychosocial pour HI à Sana’a, au Yémen. Elle témoigne de la condition mentale des patients aidés par HI et des conséquences des bombardements sur la santé psychologique des habitants de la ville.  

HI aide les familles qui fuient le Vénézuela
© HI
Urgence

HI aide les familles qui fuient le Vénézuela

La Colombie accueille plus d’un million de Vénézuéliens qui ont quitté leur pays. HI apporte une aide d’urgence à ces populations vulnérables.

Irak : «Au fond de moi, je savais» Réadaptation Urgence

Irak : «Au fond de moi, je savais»

Abdel Rahman a été victime d’un bombardement à Mossoul. Désormais amputé d’une jambe, il vit avec sa famille dans le camp de déplacés de Hasansham. Handicap International (HI) l’accompagne.