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Traité sur les armes : les USA ont signé !

30% du commerce mondial d'armes est tenu par les USA... C'est dire à quel point ce geste est important et encourageant pour victimes et pour les associations comme Handicap International, qui sont témoins chaque jour des conséquences de la prolifération d'armes sur les civils.
Handicap International se réjouit de la signature par les Etats-Unis du Traité sur le commerce des armes. Ce traité entend améliorer la régulation du marché international des armes conventionnelles, armes légères et leurs munitions tout en évitant les trafics illégaux d’armes. C’est ce 25 septembre qu’a eu lieu à New York la cérémonie officielle de signature du traité. 107 pays ont signé ce traité adopté par les Nations unies en avril. « Le transfert d’armes est un sujet très sensible pour les Etats, indique Elizabeth MacNairn, directrice de Handicap International aux Etats-Unis. Cette signature des USA, le plus grand vendeur d’armes au monde, donne une très grande importance au traité. C’est extrêmement encourageant. Toutes ces armes ont des conséquences dramatiques sur la vie des populations civiles, dont nous sommes les témoins au quotidien. Il faut maintenant que les Etats-Unis ratifient au plus vite le traité. » Handicap International se félicite des effets bénéfiques que le traité pourrait avoir sur la vie des personnes vivant dans les zones confrontées à la violence armée. L’organisation est confrontée à l’impact dévastateur de la prolifération des armes dans près de 40 de ses pays d’intervention, parmi lesquels la Syrie, la Libye, l’Iraq ou encore le Mali. Sur le terrain, les équipes de Handicap International mène des actions de dépollution des zones contaminées par des engins de guerre non explosés, elles sensibilisent les populations aux dangers de ces armes et elles aident les survivants à retrouver leur autonomie grâce des actions de réadaptation et la fourniture de matériel orthopédique et d’aides à la marche. En 2012, un rapport de Handicap International a mis en lumière le fait que la violence armée est une cause majeure de handicaps. 80% des victimes de la violence armée interrogées en Colombie, en Haïti, au Pakistan et en Ouganda ont développé une déficience sévère affectant leur vie au quotidien (paralysie, perte d’un membre, blessure à la moelle épinière…). Autre chiffre alarmant : en 2012, quatre personnes étaient blessées chaque jour à Tripoli (Libye) à cause des armes légères. Plus de trois quart de ces 1 600 victimes étaient âgées de moins de 25 ans. « Nous devons nous mobiliser pour prévenir les accidents », explique Sylvie Bouko, Référente technique sur la question des armes légères à Handicap International. «Des civils meurent ou sont blessés tous les jours parce qu’ils ont entre leurs mains des armes dont ils ne maitrisent pas l’utilisation. C'est totalement inacceptable. Nous espérons que ce Traité aura un réel impact sur la réduction de la violence armée. »

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 « Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe. »
© Davide Preti/HI
Réadaptation

« Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe. »

Il y a dix ans, Maryse (44 ans) a été blessée suite au séisme qui a frappé Haïti et a perdu sa jambe droite. Depuis, elle a gardé le moral. Aujourd’hui, elle n’a pas honte de sa prothèse.