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Soudan du Sud : Handicap International aide les enfants

« Empêcher les enfants d'être handicapés à vie. », voilà l'objectif principal des kinésithérapeutes de Handicap International dans les camps de réfugiés du Soudan du Sud. « 30 % des enfants que nous avons examinés souffrent d'infections respiratoires et 40 % sont atteints d'un retard de développement. »

« Empêcher les enfants d'être handicapés à vie. », voilà l'objectif principal des kinésithérapeutes de Handicap International dans les camps de réfugiés du Soudan du Sud. « 30 % des enfants que nous avons examinés souffrent d'infections respiratoires et 40 % sont atteints d'un retard de développement. »

Des pluies battantes et des orages violents, le paludisme, la rougeole, la malnutrition, les diarrhées… Les conditions d'hygiène dans les camps du district du Nil supérieur (Soudan du Sud), où 105 000 personnes[1] en provenance du Soudan ont trouvé refuge, sont véritablement critiques. « Les pluies diluviennes ont un impact sur la santé des enfants » nous confie la chef de projet Audrey Lecomte.

Pendant deux semaines, Audrey et son équipe de kinésithérapeutes ont examiné des enfants souffrant de malnutrition, identifiés par Médecins sans Frontières (MSF). « 30 % de ces enfants souffrent d'infections respiratoires et vont bénéficier de soins de kinésithérapie. Cette technique a pour principal objectif de libérer les voies respiratoires, de renforcer les muscles utilisés lors de la respiration et d'améliorer la circulation des gaz pour mieux oxygéner le corps. »

« 40 % des enfants que nous avons examinés sont clairement atteints d'un retard de développement. C'est une situation préoccupante, mais qui n'est pas surprenante car une malnutrition à un jeune âge conduit à des retards de développement physique et mental. Ces enfants vont ainsi recevoir une stimulation physique et psychosociale, qui leur permettra de se rétablir et  évitera qu’ils développent des problèmes de santé chroniques ».

« Au camp de réfugiés de Doro, les enfants qui vont bénéficier de ce traitement ont déjà été identifiés. Nous sommes en train de recruter et de former des personnes de la région qui nous aideront à mettre en place, à partir de la semaine prochaine, les exercices de stimulation . Grâce à ces exercices, qui seront proposés dans les cliniques mobiles gérées par MSF, les enfants vont (ré)apprendre à stimuler leurs muscles, à s'asseoir, à se tenir debout, à marcher, etc. Nous allons également montrer aux mères comment reproduire ces exercices chez elles, à la maison, avec leurs enfants. »

Handicap International ne travaille pas uniquement avec les enfants en bas âge. « Un kinésithérapeute travaillera à l'hôpital général de Bunj, la ville principale du district, pour aider, en vue d'un rétablissement total, les réfugiés ainsi que les membres de la communauté qui les acceuille qui ont été blessés sur le chemin des camps ou qui ont besoin de services de psychothérapie. »

Des équipes mobiles pour aider les plus vulnérables

En plus de la mise en place de services de kinésithérapie en soutien des installations médicales de l'hôpital, Handicap International va mettre en place des actions pour protéger les personnes vulnérables (notamment les personnes handicapées) de façon à s'assurer qu'elles bénéficient bien directement de l’aide humanitaire. « Nous sommes en train de recruter du personnel local, parmi les réfugiés ou les habitants du village de Bunj. Dans les semaines qui suivent, ces personnes constitueront des équipes mobiles qui feront un travail de proximité auprès des personnes qui n'ont pas la force ou les informations nécessaires pour trouver de l'aide. Nous allons les mettre en contact avec les organisations humanitaires qui auront les moyens de répondre à leurs besoins » explique Audrey Lecomte « Les contraintes en termes de logistique sont énormes mais dès que nous aurons reçu tous notre matériel sur place, nous pourrons distribuer des aides auxiliaires aux personnes qui en ont besoin, telles que les personnes âgées ou handicapées. »

« Les équipes de Handicap International prévoient une intervention jusqu'à la fin du mois de février... Malheureusement, cette crise est loin d'être terminée » affirme Hélène Robin, responsable des programmes d’urgence pour Handicap International. « Pour l'instant, l'arrivée de réfugiés a été stoppée par les pluies diluviennes et les inondations qui les empêchent d’atteindre les camps. Mais lorsque la saison des pluies sera terminée, les gens recommenceront à arriver. D'ici  fin 2012 ou début 2013, nous pouvons nous attendre à des arrivées massives, ce qui va rendre les conditions de vie dans les camps encore plus difficiles. »



[1]D'après les Nations unies, plus de 170 000 personnes ont fui les zones de conflit et d'incertitudes alimentaires afin de se réfugier au Soudan du Sud. Parmi elles, 105 000 personnes vivent actuellement dans le district du Nil supérieur, une zone où interviennent les services d'urgence de Handicap International.

 

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