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Sipora Katembo (39 ans)

Pour donner une nouvelle impulsion à son petit commerce, Sipora a reçu de Handicap International quelques sacs de charbon de bois. Dans son magasin, Sipora se débrouille toute seule, malgré une situation très difficile. Elle a été gravement touchée, il y a une vingtaine d’années, quand son petit garçon a fait exploser une grenade.

Pour donner une nouvelle impulsion à son petit commerce, Sipora a reçu de Handicap International quelques sacs de charbon de bois. Dans son magasin, Sipora se débrouille toute seule, malgré une situation très difficile. Elle a été gravement touchée, il y a une vingtaine d’années, quand son petit garçon a fait exploser une grenade.

1994. Avec son petit garçon et sa plus jeune sœur, Sipora est en route vers le moulin pour aller y travailler. Elle est enceinte de son quatrième enfant. Son petit garçon trouve alors un objet bizarre et le ramasse. L’objet explose, c’était une grenade. L'enfant et la sœur cadette sont tués sur place. Sipora perd le bébé qu'elle portait, une jambe et ses deux avant-bras. Mais pas son courage. 

Durant toute une année, Sipora reste hospitalisée. Son mari ne l'abandonne pas. Elle se rend compte que c'est là quelque chose d'exceptionnel. “Il a pris les enfants en charge lorsque j'étais à l'hôpital. Et il m'aide financièrement.” Depuis, ils ont eu encore cinq enfants, ils en ont huit en tout.

En 1995, un an après l'accident, Sipora a reçu une prothèse pour sa jambe. Elle a appris elle-même à vivre de manière autonome, pour ne jamais dépendre des autres. Elle a appris seule à écrire avec ses moignons de bras. Elle parvient à changer ses enfants, à les porter. Elle sait ajuster elle-même sa prothèse de jambe. Elle s'habille seule : “Je n'aime pas demander de l'aide, mais parfois je ne peux pas faire autrement.”

Dans le regard de Sipora, on peut déceler une certaine tristesse. “Mon cœur est fatigué”, dit-elle. Elle a du mal à se considérer elle-même comme une personne à part entière. Elle souffre cependant encore plus du regard des autres, regard de curiosité ou regard de pitié.

Elle supporte encore moins les moqueries : “Ici à Goma, cela n'arrive que trop souvent. Les personnes handicapées sont fréquemment la cible de moqueries. Et ce qui me brise le cœur, c'est que mes enfants commencent à pleurer quand on se moque de moi...

Sipora possède heureusement une énergie qui l'aide à tout surmonter. Lorsque la famille se trouve en difficulté financière, elle rassemble tout le monde en une sorte de conseil de famille, pour mettre les problèmes sur le tapis et insuffler du courage à tous. Avec le soutien de Handicap International, son énergie n'a fait que croître. L’association lui a procuré un kit permettant d’équiper sa maison et l’a aidée à lancer son négoce de charbon de bois en lui en offrant quatorze sacs. De quoi lui permettre d’être autonome et de développer son activité.
 

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 « Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe. »
© Davide Preti/HI
Réadaptation

« Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe. »

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