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Philippines : «Pour les personnes les plus fragiles, la situation est devenue intenable»

Urgence
La première urgence pour Handicap International a été d’identifier les personnes les plus vulnérables, notamment les personnes en situation de Handicap, et d’évaluer leurs besoins pour pouvoir y répondre au plus vite. Des opérations d’évaluation ont donc été lancées au cours des 48 heures qui ont suivi la catastrophe, dans la région particulièrement touchée de Davao (entre Tagum, Monkayo et New Bataan) et les premières distributions ont put être organisées immédiatement après. Celles-ci se poursuivent actuellement et se composent de kits d’abris (bâches, matelas, couvertures…) et de kits hygiène (savon, seaux, couches…) pour 260 familles vulnérables et personnes en situation de handicap.

La première urgence pour Handicap International a été d’identifier les personnes les plus vulnérables, notamment les personnes en situation de Handicap, et d’évaluer leurs besoins pour pouvoir y répondre au plus vite.

Des opérations d’évaluation ont donc été lancées au cours des 48 heures qui ont suivi la catastrophe, dans la région particulièrement touchée de Davao (entre Tagum, Monkayo et New Bataan) et les premières distributions ont put être organisées immédiatement après. Celles-ci se poursuivent actuellement et se composent de kits d’abris (bâches, matelas, couvertures…) et de kits hygiène (savon, seaux, couches…) pour 260 familles vulnérables et personnes en situation de handicap.

Pour Catherine Vasseur, qui supervise les opérations d’urgences sur place, ces évaluations ont révélé une situation intenable pour les populations les plus fragiles, qui sont souvent dans l’incapacité de trouver des réponses à leurs besoins les plus essentiels. « Pour l’ensemble des personnes touchées par la catastrophe, c'est-à-dire plus de 5 millions d’habitants, les conditions de survies sont devenues très difficiles, mais pour les personnes particulièrement fragiles, elles sont intenables. L’accès à la nourriture, aux soins, aux installations sanitaires, à un endroit où dormir à l’abri des éléments… aujourd’hui tout est devenu problématique pour les personnes les plus fragiles. »

« Le typhon Bopha a été trois fois plus violent que la tempête Washi qui a touché le nord de Mindanao l’année dernière. Le Gouvernement philippin a déclaré l’état de catastrophe naturelle dès le 7 décembre et appelé la communauté internationale à lui venir en aide. Il est essentiel que la réponse humanitaire soit à la hauteur des défis qu’affronte actuellement la population et que l’ensemble des acteurs se mobilisent. »

Handicap International travaille actuellement à la mise en place de programmes d’aide supplémentaires qui doivent permettre à 2500 familles vulnérables d’accéder à l’aide humanitaire dont elles ont besoin. « Dans la situation actuelle, si les personnes les plus fragiles ne reçoivent pas une attention particulière, elles seront en situation de très grand danger. Il est essentiel de les accompagner, et de s’assurer qu’elles puissent trouver des réponses à leurs besoins de base, accéder à des soins, et à un soutien psychologique lorsque cela est nécessaire. C’est autour de ces trois axes que nous souhaitons étendre nos actions actuelles, pour réduire la vulnérabilité de ces personnes et leur permettre de se relever avec le reste de la population. »

L’association, présente dans le pays depuis 1985 travaille en étroite collaboration avec ses partenaires sur place - des associations locales, des représentants de communauté, des volontaires – capables d’identifier rapidement les personnes à secourir en priorité. « La mobilisation de tous nos partenaires est incroyable et la générosité dont chacun fait preuve nous motive énormément. Mais ce que nous voyons est bouleversant. Nous allons à la rencontre de personnes dont beaucoup étaient déjà dans une situation difficile avant la catastrophe et qui se retrouvent aujourd’hui dans des conditions de survie déplorables. »

« C’est le cas de Christine, 14 ans, qui est atteinte d’incapacité motrice cérébrale et a des difficultés à se déplacer. Aujourd’hui elle a besoin de médicaments, d’un fauteuil roulant, de couches, d’un matelas où s’allonger, et idéalement d’un suivi par un kinésithérapeute pour éviter que sa situation ne s’aggrave. Nous rencontrons des dizaines de personnes dans des situations comparables et nous ne pouvons nous contenter d’une réponse humanitaire générique, c’est pourquoi nous faisons tout pour accroitre au plus vite notre capacité d’action.»
 

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