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Mishona Mussumbuko (32 ans)

République démocratique du Congo

Grâce à Handicap International, Mishona peut à nouveau élever des chèvres, comme par le passé. Il peut désormais subvenir aux besoins de ses enfants. Il est seul pour s’occuper d’eux, car depuis les combats de 2008, sa femme l’a quitté.

2008. A 18 heures, des tirs et des combats éclatent à Nyabiondo, un village au Nord de Masisi. Avec tous les villageois, Mishona s'enfuit dans la brousse. Au cours de sa fuite, il reçoit une balle dans la jambe. Il passe la nuit terré dans les bois, seul, blessé. Il entend toute la nuit les échanges de tirs, sans savoir où se trouve sa famille Le lendemain matin, lorsque le silence revient, des villageois finissent pas le trouver. Ils annoncent que son fils de trois ans et demi est mort cette nuit-là. Les villageois mettent un jour et demi pour le transporter à pied à l'hôpital où les médecins décident de l’amputer. “Ma femme m'a immédiatement abandonné”, dit-il. “Elle ne me trouvait plus utile”.

Mishona s’est donc retrouvé seul pour s'occuper des trois enfants, alors que les chèvres qu'il élevait ont toutes été abattues et qu’il n'a pas d'argent pour en acheter de nouvelles. Avec l'aide d'un groupe d'amis, il cultivait une petite parcelle de terrain. Ils se partageaient la récolte et s'entraident, mais c’était insuffisant. Entre-temps, son moignon a commencé à s'infecter. Mishona essayait de se débrouiller avec des pansements mais il s’est vite rendu compte qu'il avait besoin d'une solution durable.

L’espoir revient chez Mishona lorsqu'une équipe de Handicap International se rend dans son village. Il est transporté au centre pour handicapés Shirika la Umoj, où son moignon est soigné et où il est appareillé d’une prothèse . Pour lui permettre de vivre plus décemment, Handicap International lui a procuré trois chèvres pour qu’il puisse redémarrer un élevage.
 

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