Go to main content

“Maintenant, je veux courir moi même pendant les parties de cricket!”

Réadaptation
Afin d'améliorer l'accès des personnes handicapées à des services de santé de qualité, jusque dans les zones isolées du Cachemire, Handicap International soutient le Hope Disability Center, une organisation locale travaillant dans trois districts de Jammu et Cachemire. Asif Haider, un garçon de 14 ans, est l'un des nombreux bénéficiaires de ce projet.
Asif Haider à l’hôtel résidentiel ouvert au Cachemire

Afin d'améliorer l'accès des personnes handicapées à des services de santé de qualité, jusque dans les zones isolées du Cachemire, Handicap International soutient le Hope Disability Center, une organisation locale travaillant dans trois districts de Jammu et Cachemire. Asif Haider, un garçon de 14 ans, est l'un des nombreux bénéficiaires de ce projet.

Asif Haider est un garçon de 14 ans né avec une déformation du pied avec laquelle il a du vivre jusqu’à ce qu’il puisse bénéficier d’une opération de chirurgie corrective, l’an dernier.

Son père, Ghulam Haider est charpentier et n'était pas en mesure de payer les frais médicaux d’une telle opération. "Je ne pouvais pas payer le traitement médical pour mon fils Asif, c'est pourquoi son état est resté il n’a pu être soigné pendant près de 13 ans. C'est en juin 2011 qu’un ami m'a parlé du Centre de rééducation à Ganderbal. Je me suis immédiatement rendu avec Asif dans ce centre où des spécialistes ont évalué l'état de mon fils, et l'ont envoyé vers l'hôpital de Bemina pour une opération de chirurgie corrective ".

Conformément à sa stratégie, Handicap International a couvert, avec son partenaire local, le Hope Disability Center, l’ensemble des frais médicaux. En plus d'assurer l'accès financier à des services de santé de qualité, Handicap International entend faciliter l'accès physique aux structures de santé appropriées. Pour Asif, qui se remettait de son opération réussie, cela signifiait être en mesure d'aller au centre de rééducation régulièrement. Mais avec sa famille qui habite loin du centre, c'était impossible.

C'est pourquoi Handicap International a ouvert un hôtel résidentiel où des soins post chirurgicaux sont mis à disposition dans la région du Cachemire. Un soulagement pour M. Ghulam Haider! Après la chirurgie, les jambes d’Asif ont été mises sur un fixateur et ses mouvements ont donc du être restreints pendant quelques temps. En séjournant à l'auberge, Asif peut bénéficier des services de rééducation post opératoires, tels que des exercices de kinésithérapie, dispensés par le personnel du centre de rééducation.

«Nous bénéficions ici, à l’hôtel, de services de qualité et les experts du Centre de rééducation viennent à l’hôtel trois fois par jour pour voir mon fils. Nous nous sentons comme si nous étions à la maison ", raconte Ghulam Haider.

Pour Noor Mohammad, le directeur de l’hôtel, «La condition d’Asif s’améliore et nous le surveillons de près. Il a besoin d'être soutenu et suivi en permanence. Initialement Asif devait séjourner ici pendant environ une semaine, mais après la consultation d’un médecin à l'hôpital, nous avons décidé de définir pour lui un plan de rééducation plus poussé "

Asif semble plutôt optimiste après son opération lorsqu’il dit, "avant la chirurgie, je boitais et j’étais incapable de courir. À certains moments, même marcher devenait douloureux pour moi. Maintenant, avec la chirurgie, j'espère qu'un jour je pourrai courir et me déplacer rapidement. Avant pour jouer au cricket j’avais besoin de l'aide d'un coureur, mais maintenant que j'ai été opéré j'ai bon espoir de pouvoir tenir ma position seul et de pouvoir courir moi-même. »

Pour aller plus loin

 « Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe. »
© Davide Preti/HI
Réadaptation

« Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe. »

Il y a dix ans, Maryse (44 ans) a été blessée suite au séisme qui a frappé Haïti et a perdu sa jambe droite. Depuis, elle a gardé le moral. Aujourd’hui, elle n’a pas honte de sa prothèse.

« Avec la guerre, les gens se sont renfermés sur eux-mêmes… »
© Gilles Lordet / HI
Mines et autres armes Réadaptation

« Avec la guerre, les gens se sont renfermés sur eux-mêmes… »

Suad Al-Qadri est conseillère en soutien psychosocial pour HI à Sana’a, au Yémen. Elle témoigne de la condition mentale des patients aidés par HI et des conséquences des bombardements sur la santé psychologique des habitants de la ville.  

Bangladesh : « Nous dépendons de l’aide offerte dans le camp » Réadaptation

Bangladesh : « Nous dépendons de l’aide offerte dans le camp »

Hamas est atteint d'infirmité motrice cérébrale depuis l’âge d’un an, mais, en l’absence de suivi médical, le diagnostic est tombé trop tard. Aujourd'hui, il vit dans un camps de réfugiés au Bangladesh et est suivi par l'équipe de Handicap International.