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Liban : dans les coulisses de la conférence

Alors que les délégations officielles poursuivent leurs délibérations autour de la mise en œuvre  de la Convention d’interdiction des sous-munitions, un autre combat se livre dans les coulisses de l’événement. Objectif : informer pour toujours mieux mobiliser.
Ancien démineur, Sladjan a perdu ses deux mains lors d'une explosion.
Alors que les délégations officielles poursuivent leurs délibérations autour de la mise en œuvre  de la Convention d’interdiction des sous-munitions, un autre combat se livre dans les coulisses de l’événement. Objectif : informer pour toujours mieux mobiliser.

Les obligations du Traité d’Oslo peuvent sembler parfois compliquées ou très techniques. C’est la raison pour laquelle, à chaque conférence de ce type, des ateliers parallèles sont organisés afin de permettre à tous les participants de mieux comprendre les enjeux que cette interdiction représente.

De la mobilisation des parlementaires nationaux à l’animation de coalitions d’associations, en passant par les réflexions autour de la coopération entre les pays du Sud ou les initiatives d’interdiction de financement de l’industrie des sous-munitions, les sujets ne manquent pas pour débattre et s’informer des bonnes et mauvaises pratiques des autres pays.

Comme toujours, l’intérêt des victimes est toujours au cœur des échanges, et beaucoup d’entre elles participent directement à ces ateliers, pour garantir notamment que les idées exprimées ne s’éloignent pas de l’esprit du Traité : garantir à tous un monde plus sûr.

Un monde plus sûr qui passe très naturellement par le bien-être psychologique des victimes. On imagine volontiers la souffrance des personnes meurtries par une sous-munition, mais on ignore souvent la détresse morale durable dans laquelle certaines se retrouvent plongées : des rêves de membres amputés toujours présents à la honte du regard des autres, de la perte de son rôle social à la crainte du statut d’assisté, un certain nombre d’entre elles sombrent dans une dépression qui peut s’avérer fatale.

Pour combattre cette situation, Handicap International et d’autres acteurs du handicap mettent en place des projets d’accompagnement par les pairs. L’idée est simple : permettre aux nouvelles victimes de recevoir les conseils d’autres victimes, plus habituées à leur nouvelle condition. Des conseils qui vont des relations avec l’entourage aux détails pratiques d’accessibilité de sa maison, de son quartier, tout en passant aussi par un important travail d’acception de soi. Pas si simple quand on se retrouve, du jour au lendemain, amputé.

C’était justement aujourd’hui le sujet d’un des ateliers parallèles organisé par les autorités de Bosnie Herzégovine et Handicap International. L’occasion pour Zeljko Volas, Sladjan et Dusica Vuckovic et le Docteur Ken Rutherford, tous survivants d’accidents de sous-munitions, de témoigner de leur histoire et du long chemin qui les a mené vers un mieux-être nécessaire à leur réhabilitation. 

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Téléphone en panne

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 « Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe. »
© Davide Preti/HI
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