Go to main content

Les enfants réfugiés ont aussi le droit de jouer

Bangladesh Pakistan
Tous les enfants ont le droit de jouer, c’est un de leurs droits fondamentaux. Pour que les enfants réfugiés en bénéficient aussi, la Fondation IKEA soutient Growing Together, un nouveau projet de  Handicap International qui donne à des enfants déplacés du Bangladesh, du Pakistan et de Thaïlande le droit d’être un enfant.   

Tous les enfants ont le droit de jouer, c’est un de leurs droits fondamentaux. Pour que les enfants réfugiés en bénéficient aussi, la Fondation IKEA soutient Growing Together, un nouveau projet de  Handicap International qui donne à des enfants déplacés du Bangladesh, du Pakistan et de Thaïlande le droit d’être un enfant.   

Le projet Growing Together, d’une durée de 4 ans, vise à améliorer la vie de 13 000 garçons et filles vulnérables (0-18 ans) et de leur famille. Il est mis en œuvre au Bangladesh, au Pakistan et en Thaïlande. Handicap International est l’un des partenaires de la Fondation IKEA et soutient à ce titre sa nouvelle campagne pour la bonne cause : Let’s Play for Change, lancée le 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant. Pour chaque livre d’enfant et jouet vendus dans les magasins IKEA entre le 20 novembre et le 24 décembre, la Fondation Ikea fera un don d’un euro pour soutenir le droit des enfants à jouer.

La Convention relative aux droits de l’enfant de l’ONU stipule que chaque enfant doit avoir le droit de jouer. « Malheureusement, de nombreux enfants réfugiés n’ont pas la chance d’être un enfant », explique Cheryl Shin-Hua Yeam, coordinatrice technique régionale de Handicap International pour le nouveau projet Growing Together. « Leur droit à jouer est souvent bafoué ou négligé. » 

« Jouer est capital pour les enfants, pour tous les enfants », répète Cheryl. « Les enfants en ont besoin pour être heureux et en bonne santé. Le jeu leur permet d’apprendre, améliore leur estime de soi et les aide à développer d’importantes aptitudes sociales comme l’empathie, la communication et la résistance au stress. »

Jouer aide les enfants réfugiés à gérer leur situation  

« Jouer est un besoin fondamental, y compris pour les enfants réfugiés. En outre, le jeu est pour eux un outil important qui les aide à faire face à la situation difficile qui est la leur. Car il n’est pas facile pour un enfant de vivre dans un camp de réfugiés. Après avoir fui la guerre et les violences, les jeunes réfugiés se retrouvent confrontés à des situations difficiles et à des conditions de vie précaires. Jouer les aide à surmonter certains de leurs problèmes et à rester dans l’enfance. »   

Autant de raisons qui ont poussé Handicap International à lancer Growing Together, un projet d’une durée de 4 ans financé par la Fondation IKEA. L’objectif est d’outiller pour la vie des enfants de  camps de réfugiés du Bangladesh, du Pakistan et de Thaïlande, largement oubliés par la communauté internationale. Notre organisation aménagera des plaines de jeux inclusives où les enfants se sentiront en sécurité et pourront se développer par le biais du jeu, quelque chose qui est naturel pour eux.    

« Ces plaines de jeux amélioreront leur bien-être et les aideront à se  développer normalement. Ces espaces adaptés aux enfants donneront à ces jeunes réfugiés l’occasion d’évoquer leurs expériences traumatisantes avec un professionnel mais aussi d’en parler entre eux. Les enfants s’y sentent en sécurité, ils peuvent se détendre, sourire, jouer et redevenir des enfants, tout simplement – autant d’éléments essentiels pour leur santé mentale et physique. »   

Le projet sera également attentif aux plus jeunes, confrontés à un risque de retard de développement. Un dépistage et une rééducation précoce permettent en effet de prévenir certains handicaps. L’idée est aussi de favoriser l’épanouissement des enfants atteints d’un handicap à long terme.  Dans un environnement sans danger, les parents et autres adultes en charge d’un enfant apprendront comment ils peuvent favoriser le développement l’enfant et le conduire vers plus d’autonomie.  

Les enfants handicapés : les grands exclus du jeu                            

Une étude réalisée par la Fondation Ikea, bailleur de fonds du projet Growing Together, a révélé que les enfants porteurs d’un handicap mental ou moteur sont souvent  les plus susceptibles d’être exclus des activités ludiques et d’apprentissage. Un constat confirmé par Handicap International, qui travaille depuis 30 ans dans les camps de réfugiés : «On ne voit pas jouer les enfants handicapés », affirme Cheryl Sin-Hua Yeam.

«Nous avons donc tenu à ce que ces espaces de jeux protégés soient accessibles et inclusifs, afin que tous les enfants puissent s’y retrouver et apprendre ensemble : des enfants porteurs ou non d’un handicap, des enfants présentant des troubles de l’apprentissage ou des problèmes de santé mentale, des enfants souffrant d’une maladie chronique, et cætera.»  

 

Pour aller plus loin

Bangladesh : « Nous dépendons de l’aide offerte dans le camp » Réadaptation

Bangladesh : « Nous dépendons de l’aide offerte dans le camp »

Hamas est atteint d'infirmité motrice cérébrale depuis l’âge d’un an, mais, en l’absence de suivi médical, le diagnostic est tombé trop tard. Aujourd'hui, il vit dans un camps de réfugiés au Bangladesh et est suivi par l'équipe de Handicap International.