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Les civils, premières victimes des conflits en Irak

Depuis 1979 et l’arrivée au pouvoir de Saddam Hussein, l’Irak a connu trois guerres meurtrières, des répressions sanglantes dont celles des Kurdes et des chiites, et plus de dix ans d’embargo. Le 20 mars 2003, une coalition menée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni intervient en Irak.
Un homme dans un centre de réadaptation

Depuis 1979 et l’arrivée au pouvoir de Saddam Hussein, l’Irak a connu trois guerres meurtrières, des répressions sanglantes dont celles des Kurdes et des chiites, et plus de dix ans d’embargo. Le 20 mars 2003, une coalition menée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni intervient en Irak.

Le régime de Saddam Hussein est renversé 3 semaines après l’entrée des troupes dans le pays. Cette troisième guerre du Golfe s’achève officiellement le 1er mai 2003. Après près de neuf ans de tutelle, le 18 décembre 2011, les derniers soldats américains quittent l'Irak. Le bilan de ces années est dramatique pour les populations civiles au regard des chiffres avancés par Iraqi Body Count (IBC) :

  • Au moins 250 000 civils ont été victimes de la violence armée, entre mars 2003 et janvier 2012.
  • Pendant cette même période, IBC a recensé 162 000 personnes tuées dont 79% étaient des civils.

Le retrait des troupes anglo-américaines n’est pas synonyme de stabilité pour le pays et la violence armée dans le pays persiste :

  • Entre janvier et novembre 2012, le nombre de civils morts (6 460 recensés) place le pays en seconde position des Etats les plus dangereux du monde pour les populations civiles, derrière la Syrie.

La prolifération d’armes légères[1]aux mains des civils représente un danger considérable pour la population irakienne. 56 % des civils blessés ou tués depuis 2003 l’ont été par une arme légère. Selon Amnesty International, avant 2003, 15 millions d’armes légères et de petit calibre étaient en circulation en Irak. En 2008, un rapport de cette organisation montre que des contrats et commandes portant sur le transfert de plus d’un million d’armes légères ont été conclus depuis 2003[2]. Des responsables américains du Pentagone ont reconnu qu’une grande quantité de ces armes ont pu être détournés par des particuliers, des milices et des groupes armés irakiens. Ils ont admis avoir perdu la trace de 190 000 armes, soit près de 54% des armes livrées en 2004 et 2005 et initialement destinées à la police et à l’armée[3]

Sur la photographie de gauche, un homme attend le remplacement de sa prothèse dans le centre d’appareillage créé par Handicap International à Suleymaniah, au Kurdistan irakien. Il a été amputé suite à une blessure dûe à une balle perdue alors qu’il pique-niquait dans un parc public il y a 10 ans.



[1]Une arme légère est une arme qui peut être transportée et utilisée par un seul individu, sans que l'utilisation d'un support (comme un trépied) soit indispensable (ex : les pistolets, les pistolets mitrailleurs, les fusils…)

[2]Blood at the crossroads, Amnesty International, 17 septembre 2008

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 « Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe. »
© Davide Preti/HI
Réadaptation

« Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe. »

Il y a dix ans, Maryse (44 ans) a été blessée suite au séisme qui a frappé Haïti et a perdu sa jambe droite. Depuis, elle a gardé le moral. Aujourd’hui, elle n’a pas honte de sa prothèse.