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Le nouvel espoir de Najah

Syrie
Blessée par une balle perdue, Najah, Syrienne de 16 ans, est aujourd’hui paraplégique. Elle a fui au Liban avec sa petite fille pour la soustraire aux combats qui ravageaient la ville où elle vivait. Elle est désormais suivie par les équipes de Handicap International.C’est en tentant de fuir les combats, dans un taxi, où elle se trouvait avec sa belle-sœur et sa petite fille de 5 mois, que Najah fut prise au milieu de tirs croisés.
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Blessée par une balle perdue, Najah, Syrienne de 16 ans, est aujourd’hui paraplégique. Elle a fui au Liban avec sa petite fille pour la soustraire aux combats qui ravageaient la ville où elle vivait. Elle est désormais suivie par les équipes de Handicap International.

C’est en tentant de fuir les combats, dans un taxi, où elle se trouvait avec sa belle-sœur et sa petite fille de 5 mois, que Najah fut prise au milieu de tirs croisés. « De nombreuses balles ont atteint le  véhicule, venant de tous les côtés. J'ai hurlé au taxi de faire demi-tour mais il ne m'a pas écoutée. Je serrais désespérément Rawaa dans mes bras, tentant de la protéger, quand j'ai reçu une balle dans le dos. J'étais tellement paniquée que je ne m'en suis même pas aperçue. Je n'ai senti aucune douleur. J'ai seulement remarqué le sang et j'ai pensé que mon bébé était blessé. Puis j'ai perdu connaissance. Je suis restée dans le coma pendant un mois ».

A son réveil, Najah était partiellement amnésique : «  J'ai pensé que ma fille était morte. Je suis restée hospitalisée trois semaines supplémentaires, vivant dans l'angoisse. Mon mari m'a montré des photos de mon enfant sur son téléphone, affirmant qu'elle était vivante, mais je ne l'ai pas cru. Je ne croyais personne. Les médecins m'ont appris que je ne marcherais plus jamais de ma vie, mais cela n'avait à ce moment là aucune importance. Seul comptait de revoir ma fille. Ce que j'ai ressenti quand je suis finalement sortie de l'hôpital et que j'ai l’ai revue est indescriptible ! Je ne pouvais m'arrêter de toucher tout son corps pour me convaincre qu'elle était en bonne santé ».

Immédiatement, Najah n'a plus eu qu'un seul désir ; quitter la Syrie afin d'assurer la sécurité de sa fille. Sa belle-mère aussi avait été blessée et la situation était devenue intenable. Une semaine après, Najah a fui la Syrie avec sa petite fille, son mari et sa belle-sœur. Comme Rawaa, trop jeune, n'avait encore aucun document d'identité, Najah l'a cachée sous ses pieds, sur le plancher de la voiture, à chaque check-points et à la frontière libanaise.

Depuis qu'elle est devenue paraplégique, le mari de Najah a commencé à la négliger. Elle s’est retrouvée sans aide, sans soutien. Heureusement, les équipes mobiles de Handicap International présentes dans cette région du Liban sont intervenues. « Ma situation était très difficile et on m'a écoutée. C'était très important pour moi. Maintenant encore, quatre mois après, j'appelle toujours mon psychologue quand je ne me sens pas bien ». Grâce à cette aide et à un fauteuil roulant fourni par Handicap International, Najah a repris goût à la vie et est capable de s'occuper seule de sa fille et de son appartement.

Depuis le mois de juin, Najah suit des séances de kinésithérapie proposées par Handicap International. À terme, elle recevra également un nouveau fauteuil roulant, plus léger et maniable, qui lui permettra de sortir seule avec sa fille, qui a maintenant 2 ans. En attendant, la personne responsable de son suivi l’accompagne parfois jusqu’à la plage, pour qu’elle puisse voir la mer.
 

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