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La Coalition contre les Sous-Munitions condamne l'usage de sous-munitions par les forces armées libyennes

Mines et autres armes
La Coalition contre les sous-munitions (CMC) a révélé aujourd'hui que les forces de Kadhafi ont utilisé des armes à sous-munitions à Misrata, en Libye.   La majorité des pays ont adhéré à la Convention sur les armes à sous-munitions de 2008 qui interdit l'utilisation de ces armes car elles frappent sans distinction les militaires et les civils, et causent des dégâts parmi les civils tant pendant qu'après la fin d'un conflit. 
Reste d'une sous-munition retrouvée en Libye.

L'un des membres de la Coalition contre les sous-munitions (CMC), Human Rights Watch, a révélé aujourd'hui que les forces de Kadhafi ont utilisé des armes à sous-munitions à Misrata, en Libye La majorité des pays ont adhéré à la Convention sur les armes à sous-munitions de 2008 qui interdit l'utilisation de ces armes car elles frappent sans distinction les militaires et les civils, et causent des dégâts parmi les civils tant pendant qu'après la fin d'un conflit. 

« La Libye doit stopper immédiatement tout usage d’armes à sous-munitions. Ces armes interdites ont des conséquences désastreuses et les engins non explosés entraîneront des souffrances pour les populations civiles même après la fin du conflit », affirme Laura Cheeseman, directrice de la CMC, dont Handicap International est l'un des fondateurs.

 Human Rights Watch indique avoir été témoin de l’usage de sous-munitions ces derniers jours. Le nombre exact de sous-munitions tirées et leurs conséquences sur les civils sont inconnus. Des mesures urgentes doivent maintenant être prises pour que les zones contaminées par des sous-munitions non explosées soient nettoyées afin d’éviter qu’il n’y ait plus de morts ou de blessés.

Le Moyen-Orient a été lourdement affecté par l’usage d’armes à sous-munitions, notamment en Iraq et au Liban, ainsi qu’au Koweït, au Yémen et dans le Sahara Occidental. Pourtant, à ce stade, seuls l’Iraq, le Liban et la Tunisie ont signé la Convention sur les armes à sous-munitions. Cette année, du 12 au 16 septembre, le Liban accueillera la deuxième rencontre des Etats Parties à la Convention sur les armes à sous-munitions.

« Cette région a déjà bien trop souffert des armes à sous-munitions dans le passé. Tous les pays de la région devraient immédiatement bannir ces armes et adhérer à la Convention dans la perspective de la rencontre qui se déroulera au Liban en septembre de cette année », affirme Ayman Sorour, de Protection, un des membres de la CMC actifs au Moyen Orient.   

La CMC a indiqué que les sous-munitions utilisées à Misrata sont des mortiers MAT-120 de 120mm produits par l’Espagne. Des inscriptions vues sur un vestige de sous-munition indiquent qu’elles ont été produites en 2007. La Libye a déjà utilisé des armes à sous-munitions au Chad durant le conflit de 1986-1987, mais nous avons peu d’informations sur la composition exactes de leurs stocks. La Libye n’a pas encore adhéré à la Convention de 2008 sur les armes à sous-munitions. La Coalition contre les sous-munitions est préoccupée par la présence de dangereux stocks d’armes en Libye et du risque de leur prolifération dans la région. 

Ces informations concernant l’usage de sous-munitions arrivent juste deux semaines après que l’usage de mines antipersonnel par l’armée libyenne ait été confirmé. Ces armes ont également été bannies par le Traité de 1997 sur les mines antipersonnel car elles frappent de façon aveugle et ont un impact humanitaire sur les civils.

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