Go to main content

Irak : Les civils dramatiquement exposés à la violence armée

Irak
Handicap International s’alarme de la situation dramatique que vivent les populations civiles en Irak depuis l’intervention anglo-américaine dans le pays il y a 10 ans (20 mars), elles sont les principales victimes de la violence armée.  Le départ des troupes de la coalition n’a pas fait cesser la situation d’insécurité en Irak. Les millions de mines et restes explosifs de guerre présents dans le pays renforcent la précarité des populations dans un contexte déjà particulièrement dégradé. Pour que des vies soient épargnées, Handicap International prévoit de progressivement compléter ses activités de prévention des risques au sud du pays par un volet sur les armes légères.
burgers slachtoffer van gewapend geweld

Handicap International s’alarme de la situation dramatique que vivent les populations civiles en Irak depuis l’intervention anglo-américaine dans le pays il y a 10 ans (20 mars), elles sont les principales victimes de la violence armée.  Le départ des troupes de la coalition n’a pas fait cesser la situation d’insécurité en Irak. Les millions de mines et restes explosifs de guerre présents dans le pays renforcent la précarité des populations dans un contexte déjà particulièrement dégradé. Pour que des vies soient épargnées, Handicap International prévoit de progressivement compléter ses activités de prévention des risques au sud du pays par un volet sur les armes légères.

Depuis l’intervention anglo-américaine en Irak, en mars 2003, jusqu’en janvier 2012, près de 250 000 civils ont été blessés ou tués en Irak, ce qui représente plus de 75 civils victimes de la violence armée chaque jour pendant neuf ans. Parmi les personnes tuées, près de 80 % étaient des civils. A ces constats tragiques vient s’ajouter celui de la recrudescence des armes légères en circulation dans le pays qui se retrouvent bien souvent dans les mains des civils inexpérimentés. Plus de la moitié des civils blessés ou tués depuis 2003 l’ont été par une arme légère. « Les personnes qui détiennent des armes à feu ne les maitrisent pas correctement, et ne sont pas formées aux règles de sécurité. Il est très courant que des manifestations de joie, durant lesquelles on voit de nombreuses personnes tirer en l'air, fassent des blessés, voire des morts, explique Sylvie Bouko, spécialiste de l’éducation aux risques à Handicap International. C’est inacceptable ».

La présence de mines antipersonnel et de restes explosifs de guerre aggrave la menace qui pèse sur les populations civiles. Après des décennies de conflit, l’Irak serait le pays le plus pollué au monde par les mines et restes explosifs de guerre. Depuis 2001, plus de 20 000 victimes de ces armes ont été recensées. Le déminage du pays qui permettrait d’épargner de nombreuses vies, pourrait prendre encore plusieurs décennies avec plus de 1 700 km² pollués, soit 10 fois la superficie de la Région de Bruxelles-capitale.  Au sud du pays, 80% des zones touchées sont des terres agricoles exploitées par les populations les plus pauvres. N’ayant pas d’autre moyen de subsistance, les paysans pénètrent dans les champs minés au risque de leur vie.  

Handicap International est intervenue en Irak à partir de 1991, pour la mise en place d’activités de déminage, de sensibilisation aux risques et d’appareillage des victimes. Aujourd’hui, Handicap International forme des agents irakiens qui relaient des messages de sensibilisation aux dangers des mines et restes explosifs de guerre auprès de milliers de personnes. L’association veut initier, dans les mois qui viennent, des actions de prévention aux armes légères pour limiter les accidents. Handicap International espère également que la communauté internationale se mobilisera pour un traité fort contre le commerce illicite des armes à New-York entre le 18 et le 28 mars.

Pour aller plus loin

Irak : «Au fond de moi, je savais» Réadaptation Urgence

Irak : «Au fond de moi, je savais»

Abdel Rahman a été victime d’un bombardement à Mossoul. Désormais amputé d’une jambe, il vit avec sa famille dans le camp de déplacés de Hasansham. Handicap International (HI) l’accompagne.

«Nous écoutons les réfugiés» Urgence

«Nous écoutons les réfugiés»

Des dizaines de milliers de Syriens ont trouvé refuge au Kurdistan irakien pour échapper à la guerre qui dure à présent depuis plus de trois ans dans leur pays. Dakhaz Ramadan Hussein fait partie des équipes déployées dans le gouvernorat d’Erbil pour venir en aide aux réfugiés syriens les plus vulnérables. Il raconte son exérience et les raisons de son engagement. 
«Une béquille et une chaise roulante, ça change tout ! » Urgence

«Une béquille et une chaise roulante, ça change tout ! »

Sliwa s'est réfugié à Erbil avec sa famille. La ville n'est pas facile pour cet homme de 65 ans. Depuis quatre ans, il souffre d'arthrite au dos et aux genoux. Handicap International lui a donné une chaise roulante et une canne pour se déplacer.