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«Dites-leur qu'on veut du travail !»

Insertion
Burundi
Dans le petit local, des affiches et dessins ornent les murs défraîchis. Au fond, une étagère se dresse, un peu branlante, où s’entassent essentiellement des jus de fruits et des pâtes, les produits phare de l’association. Une vingtaine de personnes sont assemblées. Pourtant, une tournante a été établie car le matériel disponible ne permet qu’à cinq personnes de travailler en même temps. Mais ils viennent tout de même nombreux, car au-delà du travail, il y a le plaisir de se rencontrer, de discuter, de chanter ensemble.
Personnes de l'ADPH occupées de travailler

”Dans le petit local, des affiches et dessins ornent les murs défraîchis. Au fond, une étagère se dresse, un peu branlante, où s’entassent essentiellement des jus de fruits et des pâtes, les produits phare de l’association. Une vingtaine de personnes sont assemblées. Pourtant, une tournante a été établie car le matériel disponible ne permet qu’à cinq personnes de travailler en même temps. Mais ils viennent tout de même nombreux, car au-delà du travail, il y a le plaisir de se rencontrer, de discuter, de chanter ensemble.

Nous sommes dans un faubourg de Bujumbura. L’ADPH est l’une des nombreuses associations de personnes handicapées soutenues par Handicap International. Elle a notamment bénéficié de formations (en gestion, comptabilité basique…) et de matériel.

Mais pour perdurer, toute organisation a besoin de moyens qui lui permettront de financer ses coûts de fonctionnement. Donner de l’argent serait une vision à court terme… Handicap International opte donc pour les activités génératrices de revenus. Un principe apprécié. Représentant l’association, Emile confirme : "Grâce aux activités réalisées ici, nous pouvons assurer la subsistance de notre organisation. C’est un vrai plus, car la vie des personnes handicapées est difficile lorsqu’elles sont isolées. Nous sommes trop souvent considérés comme des bons à rien. Les activités que nous menons à l’ADPH permettent de changer cette image. "

Désormais, les personnes valides du voisinage achètent volontiers ce qui est produit ici. Outre la production de jus et de pâtes, l’ADPH a même progressivement étendu ses activités : " Nous avons une forge qui produit des seaux, des réchauds… et nous venons même d’ouvrir un petit atelier de réparation de gsm. Les revenus ne permettent pas encore aux membres de faire du profit, mais ces activités nous rassemblent, nous renforcent et, pour l’instant, c’est le plus important. Nous ne sommes pas des mendiants, nous ne voulons pas nous asseoir et tendre la main, mais travailler pour devenir autonomes et fiers. Quand vous rentrerez en Belgique, dites-leur bien que ce dont on a besoin, c’est du travail ! "

 

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