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Congo: plus de droits pour les personnes handicapées

Droits
République démocratique du Congo
Le 20 novembre dernier, Handicap International organisait, ensemble avec le Centre Congolais pour la Lutte Anti-Mines (CCLAM) et la Campagne congolaise pour interdire les mines, une table ronde de plaidoyer pour la ratification de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et l'adoption d'une loi organique sur le handicap.

Ce 20 novembre, Handicap International organisait, ensemble avec le Centre Congolais pour la Lutte Anti-Mines (CCLAM) et la Campagne congolaise pour interdire les mines, une table ronde de plaidoyer pour la ratification de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et l'adoption d'une loi organique sur le handicap.

Handicap International voulait ainsi rassembler tous les acteurs ayant contribué aux nombreuses actions de plaidoyer préalables à cette table ronde : des organisations nationales, internationales, institutions étatiques, ainsi que la société civile congolaise.

L’objectif du jour était de rassembler tous ces acteurs pour couronner leurs efforts pour attirer l'attention sur la question du handicap et d’inviter les décideurs politiques - membres du gouvernement et parlementaires - tant nationaux et provinciaux à s'engager activement sur la voie de la ratification de la Convention et de l’adoption d’une loi organique. La table ronde a ainsi accueilli 113 participants, parmi lesquels sept ministres provinciaux des Affaires Sociales, représentant les provinces de l’Equateur, du Katanga, du Bacongo, du Kasaï Occidental, de la Province Orientale, du Maniema et du Bandundu, ainsi que des représentants d’organisations de personnes handicapées en provenance des mêmes provinces.

L'un des temps forts de cette réunion fut le discours du Chef de cabinet adjoint du ministère des Affaires Sociales, soulignant non seulement son soutien mais s’engageant aussi à inscrire la ratification et l’adoption de la loi organique à la prochaine session parlementaire de janvier 2013. Le ministère a également annoncé le lancement officiel des Etats Généraux sur la situation des personnes handicapées qui débuteront par trois ateliers de consultation avec les représentants de la société civile et des organisations de personnes en situation de handicap. Ce fut aussi l'oaccsion pour les représentants de la société civile de formuler des recommandations, notamment en vue de mettre en place un organe consultatif sur les questions liée au handicap et la vulgarisation et la diffusion plus large de l'information sur les droits des personnes handicapées. Mme Eve Bazaiba, députée, a quant à elle présenté le projet de loi organique, couvrant plusieurs aspects de la problématique du handicap.

Pour Handicap International, cette table ronde fut une opportunité pour attirer l’attention sur un double défi. « Il est impératif que tous les acteurs impliqués sur la question du handicap travaillent ensemble pour une plus grande efficacité et une meilleure coordination de leurs actions. Il y a une nécessité de sensibiliser un nombre important de décideurs politiques afin d’obtenir leur adhésion massive à la cause du handicap, et de les convaincre du bienfondé de la ratification et de l’adoption d’instruments juridiques nationaux et internationaux destinés à assurer la protection et la promotion des droits des personnes vivant avec un handicap » explique Catherine Stubbe, directrice du programme de Handicap International au Congo.

Les choses seraient-elles occuper de changer pour les personnes handicapées de RDC ? Le mouvement semble lancé, puisque le 29 novembre, le ministère des Affaires Sociales a annoncé qu'il déposerait une proposition de loi concernant la ratification de la Convention des Nations unies relative aux droits de la personne handicapée au prochain Conseil des ministres. Un premier résultat très concret qui réjouit Handicap International et ses partenaires.


 

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