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Congo-Brazzaville: Assister les personnes blessées par les explosions

Mines et autres armes Urgence
Le dimanche 4 mars 2012, un important dépôt d’armes et de munitions a explosé au cœur de Brazzaville, provoquant des dégâts sur une partie importante de la capitale. Plus de 200 personnes ont été tuées, 3 000 blessés ont été dénombrés. La majorité de ces blessés a très rapidement quitté les hôpitaux, mais sans bénéficier du suivi qui doit permettre d’éviter l’apparition de handicaps durables. Une intervention d’assistance aux victimes a donc été lancée dès ce week-end par la direction d’Action d’urgence de Handicap International, pour compléter les activités de dépollution des engins non explosés entamées en début de semaine dernière par sa direction d’Action contre les mines.
Image de la mission d'urgence à Congo-Brazzaville

Le dimanche 4 mars 2012, un important dépôt d’armes et de munitions a explosé au cœur de Brazzaville, provoquant des dégâts sur une partie importante de la capitale. Plus de 200 personnes ont été tuées, 3 000 blessés ont été dénombrés. La majorité de ces blessés a très rapidement quitté les hôpitaux, mais sans bénéficier du suivi qui doit permettre d’éviter l’apparition de handicaps durables. Une intervention d’assistance aux victimes a donc été lancée dès ce week-end par la direction d’Action d’urgence de Handicap International, pour compléter les activités de dépollution des engins non explosés entamées en début de semaine dernière par sa direction d’Action contre les mines.

« Je suis arrivée sur place il y a une semaine, raconte Cécile Dupré, spécialiste de la prise en charge des blessés. Je me suis rendue dans les différents hôpitaux qui ont accueilli les victimes de cette catastrophe. Constatant que la grande majorité des blessés n’étaient plus hospitalisés, je me suis rendue dans les sites de regroupement afin d’évaluer leurs besoins. Dans ces sites je n’ai pas rencontré de blessés. » Pour Handicap International, il est pourtant crucial de retrouver ces personnes, d’aller les identifier dans les familles qui ont pu les accueillir, afin de leur apporter des soins appropriés qui permettront d’éviter le développement de handicaps durables.

« Nous déployons donc trois équipes mobiles, composées de trois agents communautaires chacune », explique Cécile qui avait déjà piloté un dispositif semblable en Haïti en 2010. « Ces équipes auront pour tâche d’identifier les blessés dans les quartiers afin qu’ils puissent bénéficier de soins de plaies, de soins de base en rééducation et de prévenir et/ou limiter les déficiences physiques durables ».

Les explosions ont obligé près de 20 000 personnes à quitter leurs quartiers pour trouver refuge dans des points de regroupements sommaires, dans des conditions extrêmement précaires, ou dans des familles d’accueil. L’association souhaite donc apporter une aide aux personnes vulnérables, en particulier les personnes blessées suite à la catastrophe, les sinistrés en situation de handicap temporaire ou durable, ou encore les personnes âgées... Près de 750 personnes devraient être concernées par cette intervention d’urgence de l’association. A Brazzaville, Handicap International intervient plus particulièrement dans les arrondissements de Mfilou, Talangai, Ouenzé, Potopoto et Moungali, qui semblent être les principaux quartiers d’accueil de sinistrés.

« Nous avons choisi de nous positionner sur une courte durée, en nous appuyant, comme à chaque fois que cela nous est possible, sur des équipes locales que nous formons à ce type d’intervention, explique Hélène Robin, responsable de programmes d’urgence chez Handicap International. Et ce qui était fondamental pour nous, c’était d’agir extrêmement rapidement, car la situation des blessés peut se dégrader très rapidement, et de manière irréversible si ils ne sont pas correctement suivis.  ».

Si nécessaire, les personnes vulnérables identifiées par les équipes mobiles pourront être orientées vers les structures appropriées (afin de répondre à des besoins très spécifiques ou de base). Une sensibilisation au handicap et aux risques des engins non explosés leur sera également proposée.

Une autre équipe de Handicap International, composée de plusieurs experts en dépollution, s’investit depuis plus d’une semaine dans l’enlèvement et la destruction des engins explosifs jonchant par milliers les quartiers à forte densité de population. Les dépôts contenaient des armes et des munitions de petit calibre. Celles qui n’ont pas explosé, ont été projetées sur 360° dans un rayon de 4 à 6 km. Elles jonchent le sol ou sont encore prises dans les gravats et représentent une menace potentielle pour les milliers de civils qui y habitent ou veulent retourner dans les décombres tenter de récupérer le peu de biens épargné par les explosions successives. La zone est tellement polluée par des engins non explosés que les membres de l’équipe de reconnaissance congolaise ne s’y sont pas aventurés pour le moment. Le travail de sensibilisation et de dépollution est une première étape nécessaire qui permettra aux résidents de retourner chez eux et débuter les travaux de reconstruction de leurs habitations.

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