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30 ans de solidarité en faveur des plus fragiles

Cambodge, Roumanie, Rwanda, Sierra Leone, Pakistan, Haïti… L’histoire de Handicap International s’est écrite face aux pires injustices ou catastrophes de ces 30 dernières années. Dans les situations de conflits, de cataclysmes naturels ou de dénuement extrême, là où les systèmes sociaux et les structures de santé sont inexistants ou défaillants, l’urgence d’une aide aux populations justifie souvent une réponse massive qui, dès lors, ne sait pas suffisamment prendre en compte les besoins spécifiques des individus fragilisés et leurs familles, notamment les personnes handicapées. Oubliées, laissées pour compte de la solidarité internationale, celles-ci sont invariablement exclues des plans d’action humanitaire
fotod'une fille avec une prothèse

Cambodge, Roumanie, Rwanda, Sierra Leone, Pakistan, Haïti… L’histoire de Handicap International s’est écrite face aux pires injustices ou catastrophes de ces 30 dernières années. Dans les situations de conflits, de cataclysmes naturels ou de dénuement extrême, là où les systèmes sociaux et les structures de santé sont inexistants ou défaillants, l’urgence d’une aide aux populations justifie souvent une réponse massive qui, dès lors, ne sait pas suffisamment prendre en compte les besoins spécifiques des individus fragilisés et leurs familles, notamment les personnes handicapées. Oubliées, laissées pour compte de la solidarité internationale, celles-ci sont invariablement exclues des plans d’action humanitaire

C’est contre cette injustice, indigne et souvent meurtrière, que l’association s’est érigée en 1982, en décidant de venir en aide aux 6 000 amputés cambodgiens, perdus et invisibles parmi les centaines de milliers de réfugiés accrochés à la frontière thaïlandaise, parvenus là au terme d’un exode en quête de survie.

Depuis 30 ans, quelles que soient les situations, les équipes de Handicap International et ses partenaires démontrent que des solutions sont possibles, pour peu que ses actions s’appuient sur les individus, leurs familles et leurs communautés et prennent en compte les ressources humaines, les savoir-faire et les matériaux disponibles sur place.

De ces 30 années d’expérience, l’association a appris que les réponses humanitaires sont nécessairement multiples. Soins aux blessés, appareillage et réadaptation, projets d’insertion scolaire ou économique et développement des compétences locales, prévention par la protection maternelle et infantile, activités de plaidoyer pour changer les lois nationales ou les normes internationales lorsqu’il le faut…

Aujourd’hui, l’association doit faire face à de nouveaux défis humanitaires : les catastrophes naturelles se multiplient, les conflits armés changent de visage en s’ancrant toujours plus longtemps et profondément au sein des populations civiles, la pauvreté se répand et engendre des carences chroniques des systèmes sociaux et des structures de santé, les conditions de sécurité se dégradent. Aujourd’hui plus que jamais, les enjeux de développement se juxtaposent aux contextes d’urgence, lorsque ce n’est pas l’inverse, nécessitant des approches combinées.

Pour relever ces défis tout en garantissant son indépendance financière et sa liberté d’action, Handicap International s’est organisée en fédération et en associations nationales. Au nombre de huit (l’Allemagne, la Belgique, le Canada, les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne, le Luxembourg et la Suisse), celles-ci ont pour objectif de mobiliser des ressources privées et publiques, de sensibiliser les bailleurs de fonds et le grand public, de recruter des spécialistes du monde entier.

Parallèlement, les 324 programmes, gérés par la Fédération, se sont structurés avec un objectif d’action dans les 72 heures qui suivent une catastrophe, tout en proposant un accompagnement sur le long terme des populations affectées.
 

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Téléphone en panne

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 « Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe. »
© Davide Preti/HI
Réadaptation

« Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe. »

Il y a dix ans, Maryse (44 ans) a été blessée suite au séisme qui a frappé Haïti et a perdu sa jambe droite. Depuis, elle a gardé le moral. Aujourd’hui, elle n’a pas honte de sa prothèse.